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Présentation de notre école privée à Carcassonne

ecole maternelle primaire secondaire college carcassonneL'école de Carcassonne, située entre le Conservatoire et la clinique Montréal, accueille les classes de maternelle, primaire et secondaire (niveau collège : 6e, 5e, 4e, 3e).

Historique

Historiquement, c’est la première de nos écoles, c’est aussi celle qui propose une formation complète de la TPS jusqu’à la fin du collège.

Cet ensemble scolaire est géré par l’Association Pierre-Marie Puech, l’œuvre étant ainsi placée sous le haut et saint patronage de l'évêque éponyme de Carcassonne, lequel a montré avec clairvoyance les limites de la loi Debré, limites auxquelles l'enseignement sous-contrat est aujourd'hui confronté (cf. article ci-dessous sur Mgr Pierre-Marie Puech).

L’école est ouverte en septembre 2010 avec 25 élèves. Une famille de Carcassonne nous prête généreusement des locaux pendant deux ans et nous aide ainsi à maintenir l’équilibre financier. Cette première année a permis de réaliser une première étape : celle de prouver l'intérêt d'une école hors-contrat, dans un temps de crise à la fois des consciences et des institutions. Tandis que les écoles publiques et privées s'épuisent à chercher des solutions à de faux problèmes, l'expérience nous enseigne et nous livre de manière concrète la richesse de certains manuels et de certaines méthodes abandonnées il y a près de 40 ans ! L'épanouissement de nos élèves, leur réussite sont les preuves non négligeables qu'avec de bonnes méthodes et de bons outils, il est possible d'avoir d'excellents résultats ! En 2014, l’école ouvre les classes de secondaire (de la 6ème à la 3ème). Il y a aujourd’hui, près d’une cinquantaine d’élèves inscrits. Depuis 2017, l’école est installée dans un complexe scolaire municipal et bénéficie ainsi d’un véritable dynamisme dans un échange courtois et positif avec les autorités de la ville.

Devant ces résultats, ce sont les familles de Perpignan qui sont venues nous demander notre aide pour ouvrir Les Sarments dans leur ville : c'est ainsi que pour la rentrée 2013, une seconde école maternelle et primaire Les Sarments a pu voir le jour à Perpignan !

De la même manière et pour les mêmes motifs, la rentrée 2018 voit s'ouvrir les portes d'une nouvelle école Les Sarments à Toulouse, dans le quartier de Montaudran !

 

La figure de Pierre-Marie Puech

PM PuechNé dans une famille chrétienne, le 8 mars 1906, à Mazamet. Élève à l’école Barral de Castres, puis au collège Stanislas à Paris, avant d’entrer au séminaire Saint-Sulpice. Ordonné prêtre à 24 ans (le 2 juillet 1930) à Castres. Étudiant à l’Institut Catholique de Toulouse, il obtient une licence ès lettres. Il revient à Barral d’abord comme professeur, puis comme directeur, à l’époque agitée du Front Populaire, se faisant remarquer pour son charisme d’enseignant. C’est lui qui donnera un grand essor à cette école chrétienne.

Mobilisé en 1940, il revient à Barral où, pendant l’occupation, il cache des enfants juifs en changeant leur nom de famille. Cela lui vaudra la rare distinction de « l’ordre des justes parmi les nations ».

En 1947, il est ordonné évêque, le plus jeune de France et est nommé auxiliaire d’Albi et directeur diocésain de l’Enseignement libre.

Durant la guerre, il cache des Juifs dans le petit séminaire de Castres dont il était le supérieur. Sous de faux noms, cinq professeurs (dont un Bavarois, un Alsacien et un juif) recherchés par diverses polices exercent leur profession. L'abbé Pierre-Marie Puech était couvert par son évêque, Mgr Jean Joseph Moussaron, archevêque d'Albi, lequel, en août 1942, fut l'un des cinq évêques français qui rallièrent ouvertement le panache de Mgr Jules Saliège. Déserteur de la Wehrmacht, l'Alsacien enseignait les mathématiques. On le nommait M. Benoît. Le juif enseignait l'anglais. Au début de son premier cours, un lundi à 8 heures, il oublie la prière _ et pour cause ! "M'sieur, M'sieur, et la prière ?" clament les enfants. "Faites comme d'habitude", répond l'angliciste. Tout le collège fut au courant à la récréation de 10 heures ; mais jamais Polichinelle ne garda mieux ses secrets. Les deux autres professeurs laïcs étaient des licenciés ès lettres de 21 ans, réfractaires au STO. Bien entendu, M. le Supérieur Pierre-Marie Puech connaissait leurs identités véritables.

En 1952, le Pape Pie XII le nomme évêque de Carcassonne. Il reste trente ans dans ce diocèse qu’il conduit avec dynamisme et fermeté : « J’ai beaucoup aimé le diocèse qui m’avait été confié et je me suis fait tout à tous, pour que le Seigneur soit connu, aimé et servi ».

Durant ce fructueux pastorat, il garde toujours le souci des vocations sacerdotales et religieuses. Il restructure les paroisses rurales, s’efforce de transmettre l’Évangile dans les milieux de vie. Très attentif aux moments de crise, il intervient dans les conflits sociaux… mais toujours, ses propos comme ses décisions s’inscrivaient dans une obéissance sans faille au magistère de l’Église.

Sa mission dans le pays de l’Aude ne l’empêcha pas de travailler au service de l’Église de France. Il fut en particulier secrétaire du conseil permanent de l’épiscopat avant de finir président de la Commission de la Famille.

C’est avec une expérience de 15 années d’épiscopat qu’il aborde le 2e concile du Vatican, auquel il participe de bout en bout. Jusqu’au terme de sa vie, il reste un témoin et un apôtre ardent et infatigable. Dans son testament, il écrira : « J’offre le sacrifice de ma vie, en union avec le sacrifice du Christ pour les vocations. Il décède le 1er janvier 1995. Le 14 décembre 1992, Yad Vashem a décerné à l’évêque Pierre Marie Puech le titre de « Juste parmi les Nations ».

Réaction de Mgr Puech à propos de la loi Debré en 1957

« Pendant que Debré fut premier ministre, il eut le louable souci de porter remède à la déplorable situation financière de l'enseignement privé et par là des écoles catholiques en créant le régime d'écoles dites « conventionnées » dont l'État rétribuerait les professeurs en fonction de leurs diplômes : l'étatiste Debré, qui dans tous les domaines voulait tout aux mains de l'État, de ses administrations et de ses fonctionnaires, ne vit pas que par là il enlevait à l'enseignement privé sa liberté et son autonomie pour le mettre sous la direction de l'enseignement public qui put à partir de là lui imposer ses horaires, ses programmes et ses méthodes. Le lucide évêque de Carcassonne, Mgr Puech, aurait voulu que cette solution soit refusée par l'épiscopat de France mais la majorité de celui-ci, obsédé par les problèmes financiers, accepta et depuis on peut dire qu'il n'y a plus d'authentique enseignement privé en France »

  1. J. Daujat, La face interne de l'histoire, Paris, 1996, p. 870

... Dans le grand silence et l'embarras des évêques, une voix s'élève et limite les dégâts pour son diocèse : Mgr Puech évêque de Carcassonne. Sa note publiée dans sa Semaine religieuse du 20 Août 1960 explique lucidement la nocivité de cette loi, il dit :

«     - L’enseignement supérieur libre est injustement écarté du bénéfice de la nouvelle loi.

  • Le droit des familles à disposer librement, sans charges supplémentaires, de l’enseignement de leur choix est méconnu et totalement passé sous silence.
  • Le caractère propre de l’enseignement donné dans les Établissements libres catholiques n’est pas assez explicitement affirmé dans les textes.
  • Cette loi […] pose en principe que l’État est le seul maître d’école. […] On le voit, une telle conception, de tendance totalitaire, ne reconnaît à l'école libre qu'un rôle momentané de suppléance. Bien plus elle est incompatible avec la notion d'une école chrétienne où la « logique de notre foi » réclame que l'enseignement lui-même soit chrétien, et pas seulement l'éducation.
  • Or toutes les dispositions de la loi et des décrets, s'orientent si bien selon cette regrettable perspective, que la première mesure proposée pour « régler les rapports de l'Etat et de l'enseignement privé » c'est l'intégration, c'est-à-dire la disparition de cet enseignement privé... Les écoles chrétiennes préfèrent aux moyens de vivre leurs raisons de vivre. »

Voilà la parole sage et courageuse qui aurait pu, qui aurait dû au cours de ce conflit résonner dans chaque diocèse. Puis Monseigneur Puech dit pourquoi les évêques ont accordé leur confiance ; parce que, poursuit-il,

« Les déclarations du gouvernement à la tribune du Parlement ont expressément promis que seraient respectés dans les classes sous contrat l'autorité du directeur, la liberté des maîtres, le caractère propre de l'enseignement. »

Naïveté, marchandage ou connivence ? L'évêque de Carcassonne lui, n'accorde pas sa confiance, il donne les directives suivantes pour son diocèse :

« Aucune école catholique ne doit demander l'intégration qui lui ferait perdre jusqu'à sa raison d'être… Aucune école catholique ne doit souscrire un contrat d'association, dans l'état actuel des textes législatifs et réglementaires ; les risques sont trop graves de perdre les caractères spécifiques d'un enseignement chrétien et même d'aboutir à une intégration différée. »

Malheureusement l'évêque a cédé pour les contrats simples oubliant que les écoles chrétiennes doivent « préférer aux moyens de vivre leur raison de vivre ». Certes pour ces contrats simples l'ingérence de l'Etat paraissait limitée. Mais ce droit de contrôle, l'Etat va en user sur les maîtres payés par l'Etat, qui vont perdre leur indépendance et vont resserrer leurs liens syndicaux avec leurs collègues de l'enseignement laïc. Le caractère spécifique va se dégrader, les programmes y contribueront largement. En bien des écoles la mentalité deviendra rapidement aussi mauvaise que dans les écoles publiques. Comment l'enseignement catholique s'est-il engagé dans ce système ? Rares sont les établissements qui ont demandé l'intégration. Un nombre important a souscrit le contrat d'association, la majorité a opté pour le contrat simple, très petit fut le nombre des écoles restées libres et pauvres.


L’école et le monopole, A. d'Hérival

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